Photographies gagnantes du concours de photographie “Ma ville, mes arbres”

Le 15 décembre 2014 avait lieu le vernissage du concours de photographie intitulé « Ma ville, mes arbres ». Environ 50 personnes se sont présentées à l’événement situé au Centre des loisirs St-Sacrement sur le boulevard de l’Entente à Québec.

Les invités ont pu contempler les 10 photographies finalistes imprimées et encadrées sur du 11 x 18 po. Projetées sur une toile, défilaient les 167 photographies soumises au concours, accompagnées de leurs titres et du nom de leurs auteurs.

En complément, 12 agrandissements de photographies du Concours photo EVB-CSQ 2014 étaient présentés, ainsi qu’une projection spéciale de la vidéo accélérée (timelapse) intitulé « Nature », projet qui avait pour but de présenter l’évolution d’un géranium sur une semaine. Il était intéressant de visualiser en accéléré la croissance de cette plante du bourgeon à la floraison.

 

Photographies gagnantes

Sélection du jury

  • 1) Beauté Hivernale
  • Christiane Blanchet
  • Prix : Sapin de Noël – Arboretum experts

Beauté Hivernale

  • 2) Explosion de couleurs d’Automne !
  • Lise Breton
  • Prix : Évaluation phytosanitaire des arbres du terrain – Jean Lamontagne

Lise Breton

  • 3) Aller et retour
  • Maéva Viator
  • Prix : Livre sur l’histoire de l’enseignement, sac à dos et gourde – Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval

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Vote du public

  • 1) Coucher de Soleil
  • Réjane Arnaud
  • Prix : Séance de photographie de famille – EnraciArt

Mentions du jury

  • Mon arbre candelabre
  • Pascale Forget
  • Prix : Certificat cadeau de 50$ – Rona St-Sacrement
  • Ligne de vie
  • Gabrielle Grenier
  • Prix : Livre “Arbres et plantes forestières” – Association forestière des 2 rives
  • Dénatalité
  • Marcel Bérubé
  • Prix : Livre “Chanpignons comestibles du Québec” – Association forestière des 2 rives
  • Reflection
  • Gabrielle Grenier
  • Prix : Livre “Nos champions – Les arbres remarquables de la capitale” – Commission de la capitale Nationale
  • Coucher de Soleil
  • Réjane Arnaud
  • Prix : Guide éclair sur “Les oiseaux du Québec” – Association forestière des 2 rives
    1 laissez-passer pour 2 personnes pour une journée La Forêt Montmorency
  • Grandiose
  • Stéphane Miller
  • Prix : Guide éclair “Traces d’animaux du Québec” – Association forestière des 2 rives
  • Tunnel urbain
  • Manon Verreault
  • Prix : 1 laissez-passer pour 2 personnes pour une journée La Forêt Montmorency

 

 

Voir toutes les photographies gagnantes

http://ifocus22.com/ma-ville-mes-arbres/gagnants

Côte de Sillery

Les chênes centenaires encadrant le paysage de la Côte de Sillery
seront préservés suite à une décision du Ministère de la Culture. Québec Arbres, s’appuyant sur la contre-expertise de Jean Bousquet, professeur titulaire en foresterie de l’Université Laval, avait comparu devant le Conseil du patrimoine culturel du Québec pour démontrer l’impossibilité d’élargir la Côte de Sillery sans abattre ces chênes centenaires.

Frères des écoles chrétiennes

Quatre-vingt-trois arbres matures, situés dans une zone d’ilot de chaleur et de forte concentration de pollution atmosphérique selon l’Institut national de santé publique du Québec, ont été abattus par le promoteur. Or, ces arbres étaient situés en périphérie du terrain, près de la limite de la ligne de lot. Plusieurs auraient pu être protégés à la suite d’une révision des plans d’architecte et des exigences de la ville.

Selon les experts de l’Institut national de santé publique du Québec, pour contrer l’effet immédiat de la perte d’un arbre mature sur la pollution atmosphérique, c’est 50 jeunes arbres qu’il faut planter. Pour remplacer la capacité dépolluante des 83 arbres abattus sur ce site, il faudrait donc planter 4150 jeunes arbres.

Rue Barrin

Malgré les efforts héroïques des résidents de la rue Barrin, la Ville de Québec a procédé sous surveillance policière à l’abattage des arbres municipaux. Or, selon l’équipe d’Architectes, d’urbanistes et de designers urbains de Vivre en ville, on aurait pu construire les 4 unités de logement et conserver tous les arbres municipaux sauf un.

Arbres de la rue Barrin - Photographie par Guillaume Simard
Arbres de la rue Barrin – Photographie par Guillaume Simard

Voici le plan proposé par Vivre en Ville. Ce plan aurait permit de sauvegarder plusieurs arbres matures et en santé.

Proposition de Vivre en ville pour sauvegarder les arbres de la rue Barrin

Plan complet de sauvegarde des arbres de la rue Barrin
proposé par Vivre en ville
(pdf 10 Mo)

Paysage de Grande Allée/chemin Saint-Louis

L’axe Grande allée/chemin Saint-Louis, une artère aux allures boisée et sinueuse, figure parmi les plus anciennes au Québec. S’étalant sur huit kilomètres et plus de 300 ans d’histoire, l’artère relie une liste impressionnante de parcs, de sites et de maisons historiques pouvant faire l’objet d’une vision de développement de l’offre touristique, de Québec.

Depuis quelques années, cette artère historique a subi à certains endroits de son parcours une dégradation environnementale, architecturale et paysagère inacceptable. Afin de contrer ceci, Québec Arbres, les Conseils de quartier de Sillery, St-Louis, Pointe-de-Sainte-Foy et Cap-Rouge et Héritage Québec demandent à ce que cette artère soit désignée site patrimonial.

Ce projet n’est pas inusité puisque d’autres villes comme Ottawa et Vancouver ont de tels chemins classés avec une mise en valeur de leurs aspects naturels, paysagers et panoramiques (ex. Sussex Drive à Ottawa, Marine Drive à Vancouver).

Milieux humides de Cap-Rouge

Des milieux humides d’intérêt ont été inventoriés au nord-est de Cap-Rouge, dans un vaste secteur de 166 hectares appelé secteur Chaudière, borné par l’avenue Legendre, l’autoroute Jean-Lesage, l’autoroute Duplessis et la falaise du promontoire de Québec.

Ces vastes milieux humides, potentiellement reliés à la rivière Cap-Rouge, jouent le rôle de gigantesques éponges qui luttent contre les crues, les inondations et l’érosion des berges. Leur destruction entraînerait la nécessité de construire de dispendieux bassins de rétention. À titre d’exemple, les bassins de rétention de la rivière Saint-Charles ont coûté au total environ 145 millions$, ce qui ne les empêchent pas de déborder.

Dans une lettre de juin 2012 adressé à la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire réitérait la volonté du gouvernement du Québec de conserver les milieux humides sur l’ensemble du territoire québécois et invitait la CMQ à bonifier son Plan métropolitain d’aménagement et de Développement afin d’assurer la protection des milieux humides situés sur son territoire.

Puisque les milieux humides d’intérêt du secteur Chaudière couvrent une superficie d’environ 36 hectares et que la Ville de Québec possède environ 66 hectares dans ce secteur, il serait possible pour celle-ci de proposer des échanges de terrains aux promoteurs afin de conserver ces milieux humides . Québec Arbres souhaite que les hectares restants soient développés selon les principes d’un écoquartier afin de créer un milieu de vie attrayant pour les résidents de ce secteur.

Grands domaines de Sillery

Les Grands domaines de Sillery sont l’un des berceaux de la société québécoise. Amérindiens, première mission des Jésuites en Amérique du Nord, seigneur de Sillery, barons du bois, communautés religieuses se sont tout à tour succédés sur ces lieux identitaires.

En plus de l’histoire extraordinaire que recèlent ces grands domaines, ils hébergent des boisés de valeur exceptionnelle qui s’avèrent irremplaçables et qui méritent d’être conservés. Ce sont généralement des écosystèmes naturels typiques de l’écologie du plateau ou des groupes d’arbres et plantations qui possèdent des espèces d’intérêt. Ils rehaussent la qualité du patrimoine forestier de la ville et possèdent des fonctions paysagères et environnementales importantes. Les panoramas grandioses formés par l’ensemble naturel des grands domaines de Sillery font la richesse de site historique.

La connectivité de ces sites naturels avec la forêt de la falaise longeant le promontoire de Québec en font des candidats de choix dans l’élaboration d’une trame verte à Québec. De plus, la de ces sites historiques pourrait bonifier l’offre touristique de Québec et contribuer à prolonger d’une nuitée le séjour des touristes culturels étrangers. L’atteinte de cet objectif pourrait générer approximativement 200 millions$ en retombées économiques par an, 29 millions$ de taxes à la consommation et 4 000 emplois.

Malheureusement, les Grands domaines de Sillery sont convoités par de nombreux promoteurs immobiliers pour y construire des condominiums de luxe. La valeur exceptionnelle de ces sites et la sévérité de la menace qui pèse sur eux ont conduit Héritage Canada à mettre ce site exceptionnel sur la liste des 10 sites patrimoniaux les plus menacés au Canada.