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Sortir de l’impasse – Qu’est-ce qui freine la transition écologique ?

Bonjour,

Il me fait plaisir de vous présenter le livre « Sortir de l’impasse – Qu’est-ce qui freine la transition écologique » que je viens de publier aux Éditions Multimondes : http://multim.com/titre/index.php?ID=422

Thierry Lefèvre


 

S’il est vrai que, au fil des décennies, les pays riches ont largement profité de la croissance économique, nous constatons que la logique de développement dominante constitue maintenant une menace pour notre civilisation.

Au-delà de l’incurie et de la cupidité humaine, nous faisons preuve d’une incapacité chronique à lever les obstacles qui nous empêchent d’amorcer une transition vers une société écologique et durable.

C’est en repensant tout à la fois la démographie planétaire, les habitudes de consommation, les modes de vie, le rôle de la technologie, la gouvernance et l’économie que nous pourrons tirer notre épingle du jeu. L’analyse proposée ici nous permet d’entrevoir des stratégies afin de sortir de l’impasse dans laquelle nous sommes piégés.

 


 

Bonjour,

Bravo Thierry! Merci de nous proposer des solutions pour sortir de l’impasse!

J

Paysage de Grande Allée/chemin Saint-Louis

L’axe Grande allée/chemin Saint-Louis, une artère aux allures boisée et sinueuse, figure parmi les plus anciennes au Québec. S’étalant sur huit kilomètres et plus de 300 ans d’histoire, l’artère relie une liste impressionnante de parcs, de sites et de maisons historiques pouvant faire l’objet d’une vision de développement de l’offre touristique, de Québec.

Depuis quelques années, cette artère historique a subi à certains endroits de son parcours une dégradation environnementale, architecturale et paysagère inacceptable. Afin de contrer ceci, Québec Arbres, les Conseils de quartier de Sillery, St-Louis, Pointe-de-Sainte-Foy et Cap-Rouge et Héritage Québec demandent à ce que cette artère soit désignée site patrimonial.

Ce projet n’est pas inusité puisque d’autres villes comme Ottawa et Vancouver ont de tels chemins classés avec une mise en valeur de leurs aspects naturels, paysagers et panoramiques (ex. Sussex Drive à Ottawa, Marine Drive à Vancouver).

Milieux humides de Cap-Rouge

Des milieux humides d’intérêt ont été inventoriés au nord-est de Cap-Rouge, dans un vaste secteur de 166 hectares appelé secteur Chaudière, borné par l’avenue Legendre, l’autoroute Jean-Lesage, l’autoroute Duplessis et la falaise du promontoire de Québec.

Ces vastes milieux humides, potentiellement reliés à la rivière Cap-Rouge, jouent le rôle de gigantesques éponges qui luttent contre les crues, les inondations et l’érosion des berges. Leur destruction entraînerait la nécessité de construire de dispendieux bassins de rétention. À titre d’exemple, les bassins de rétention de la rivière Saint-Charles ont coûté au total environ 145 millions$, ce qui ne les empêchent pas de déborder.

Dans une lettre de juin 2012 adressé à la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire réitérait la volonté du gouvernement du Québec de conserver les milieux humides sur l’ensemble du territoire québécois et invitait la CMQ à bonifier son Plan métropolitain d’aménagement et de Développement afin d’assurer la protection des milieux humides situés sur son territoire.

Puisque les milieux humides d’intérêt du secteur Chaudière couvrent une superficie d’environ 36 hectares et que la Ville de Québec possède environ 66 hectares dans ce secteur, il serait possible pour celle-ci de proposer des échanges de terrains aux promoteurs afin de conserver ces milieux humides . Québec Arbres souhaite que les hectares restants soient développés selon les principes d’un écoquartier afin de créer un milieu de vie attrayant pour les résidents de ce secteur.

Grands domaines de Sillery

Les Grands domaines de Sillery sont l’un des berceaux de la société québécoise. Amérindiens, première mission des Jésuites en Amérique du Nord, seigneur de Sillery, barons du bois, communautés religieuses se sont tout à tour succédés sur ces lieux identitaires.

En plus de l’histoire extraordinaire que recèlent ces grands domaines, ils hébergent des boisés de valeur exceptionnelle qui s’avèrent irremplaçables et qui méritent d’être conservés. Ce sont généralement des écosystèmes naturels typiques de l’écologie du plateau ou des groupes d’arbres et plantations qui possèdent des espèces d’intérêt. Ils rehaussent la qualité du patrimoine forestier de la ville et possèdent des fonctions paysagères et environnementales importantes. Les panoramas grandioses formés par l’ensemble naturel des grands domaines de Sillery font la richesse de site historique.

La connectivité de ces sites naturels avec la forêt de la falaise longeant le promontoire de Québec en font des candidats de choix dans l’élaboration d’une trame verte à Québec. De plus, la de ces sites historiques pourrait bonifier l’offre touristique de Québec et contribuer à prolonger d’une nuitée le séjour des touristes culturels étrangers. L’atteinte de cet objectif pourrait générer approximativement 200 millions$ en retombées économiques par an, 29 millions$ de taxes à la consommation et 4 000 emplois.

Malheureusement, les Grands domaines de Sillery sont convoités par de nombreux promoteurs immobiliers pour y construire des condominiums de luxe. La valeur exceptionnelle de ces sites et la sévérité de la menace qui pèse sur eux ont conduit Héritage Canada à mettre ce site exceptionnel sur la liste des 10 sites patrimoniaux les plus menacés au Canada.

Boisé Neilson

Le Boisé Neilson est un boisé exceptionnel qui a été classé en 2005 au Répertoire des milieux naturels d’intérêt de Québec. Ce boisé possède plusieurs attraits dont des massifs forestiers extrêmement rares sur le territoire de Québec comme des prucheraies, des chênaies et une pessière plus que centenaires. Le plus vieil arbre répertorié à ce jour est une pruche de 260 ans! Ce milieu remarquable abrite la dernière tourbière du promontoire de Québec. Il héberge aussi plusieurs espèces d’oiseaux. Tous ces attributs rendent sa fréquentation très populaire auprès de la population qui a tracé au fil du temps de nombreux sentiers informels sur ses 22 hectares.

Ce boisé est d’autant plus attrayant à conserver qu’on pourrait le réseauter avec le Parc de la Plage Jacques-Cartier, la marina de Cap-rouge, le Vieux Cap-Rouge, le Parc linéaire de la rivière Cap-Rouge, le Parc Cartier-Roberval, le boisé Marly et le Boisé des Compagnons pour créer un circuit récréotouristique d’intérêt. Ce circuit aurait plusieurs avantages :
animer ce coin de la Ville,
améliorer la santé des citoyens en les incitant à la marche, course à pied, raquette, etc.
augmenter l’affluence des commerces de ce secteur.

Plusieurs erreurs, omissions et négligences ont été relevées dans l’étude de caractérisation du Boisé Neilson faite en 2008 par la firme de génie-conseil BPR infrastructures. À la suite de ce constat, le Conseil de quartier de la Pointe-de-Sainte-Foy a demandé à la Ville de Québec de refaire une étude de caractérisation par des experts indépendants. Bien qu’elle ait basé le développement de ce boisé remarquable sur les conclusions erronées du rapport de l’étude de BPR Infrastructures, la Ville a refusé de donner suite à cette demande.

Pour ceux qui aimeraient le découvrir, le boisé Neilson est situé à la Pointe de Sainte-Foy. Il est bordé par la rue Valentin à l’ouest, le boulevard Neilson au sud, le chemin des Quatre-Bourgois au nord et la ligne hydroélectrique à l’est.